3 jours à Marseille : du Vieux-Port aux Calanques

On vous recommanderait volontiers de rester plus longtemps dans ce joli coin de Provence, mais trois jours à Marseille suffisent déjà pour profiter de la ville et ses environs. À La Belle Échappée, on a nos petits rituels à Marseille : le Vieux-Port le matin, la montée vers Notre-Dame de la Garde, la route qui file vers Cassis, les vignes un peu plus loin, et les falaises calcaires vues depuis la mer. Cet itinéraire a été pensé pour profiter pleinement de trois jours à Marseille, sans courir d’un point à l’autre.
Jour 1 : le cœur historique de Marseille et la ville vue d’en haut
Ce premier jour à Marseille peut très bien se passer autour du centre-ville. On y trouve déjà beaucoup de ce qui donne son relief à la ville : le port au petit matin, les ruelles du Panier, un temps plus calme dans l’après-midi, puis la vue large depuis Notre-Dame de la Garde.
Le Vieux-Port et quartier du Panier

Nous vous recommandons de commencer tôt avec la visite du Vieux-Port pour ce premier jour. Vers 8 heures, la criée aux poissons s’installe, et c’est à ce moment-là que le port est le plus authentique. Les pêcheurs déballent leur prise du matin et les habitués passent voir ce qui est arrivé.
De là, remontez à pied vers Le Panier, le plus ancien quartier de Marseille. Le mieux est de s’y perdre un peu. Prenez les petites ruelles, regardez dans les traverses, arrêtez-vous quand une devanture ou un café attire l’œil. Il y a beaucoup à voir ici, mais deux haltes valent particulièrement le détour selon nous.
La première, c’est Les Navettes des Accoules, pour repartir avec quelques-uns de ces biscuits marseillais parfumés à la fleur d’oranger. Les navettes s’emportent facilement et font un souvenir simple, local, bien plus juste que la plupart des objets vendus autour du port.
La seconde, c’est La Boule Bleue, à la fois boutique et petit musée, entièrement consacrée à l’un des grands rituels marseillais : la pétanque.
Visiter le Mucem et ses abords

Depuis Le Panier, continuez vers le Mucem. Même si vous n’avez pas envie de faire une visite complète du musée, l’arrêt vaut le coup. Après les rues serrées de la vieille ville, l’espace s’ouvre. La pierre, l’air marin, les passerelles, le fort Saint-Jean juste à côté : tout ici donne un peu de respiration.
C’est l’un des meilleurs endroits du centre de Marseille pour ralentir sans casser le fil de la journée. Vous pouvez entrer si les expositions vous tentent, ou simplement profiter du site et poursuivre ensuite. Dans les deux cas, cela relie bien deux visages de Marseille qui cohabitent en permanence : une ville dense et minérale d’un côté, plus ouverte et tournée vers la mer de l’autre.
S’essayer à la pétanque dans l’après-midi
Vous avez peut-être déjà aperçu un premier morceau de cette culture marseillaise dans la matinée à La Boule Bleue. C’est maintenant le bon moment pour essayer à votre tour (ou jouer tout simplement pour ceux qui sont déjà initiés !).
En milieu d’après-midi, surtout aux beaux jours, Marseille ralentit un peu. C’est une bonne idée d’en faire autant. Plutôt que d’enchaîner une nouvelle longue marche sous la chaleur, une parenthèse plus tranquille autour de quelques parties de pétanque est une bonne façon de profiter de l’ambiance marseillaise.
Vous pouvez jouer librement ou réserver une initiation. À Marseille, la vie locale passe aussi par ces moments plus lents, quand on se met à l’ombre et que l’après-midi s’étire.
Monter à Notre-Dame de la Garde

En fin d’après-midi, direction Notre-Dame de la Garde. Depuis là-haut, on comprend mieux comment la ville s’enroule autour de son port, comment la mer rejoint la pierre, et comment les quartiers s’étendent jusqu’aux collines.
Pour boire un verre avec vue après la montée, Le Bon Air est une bonne halte juste en contrebas de la basilique. On y domine la ville, le port et la mer.
Vous pouvez monter par vos propres moyens, mais c’est aussi le genre d’étape qui fonctionne particulièrement bien dans le cadre de nos visites. Notre tour de Marseille en side-car de 2 heures inclut la colline de Notre-Dame et permet de découvrir davantage de quartiers sans passer la journée à grimper ou à se repérer d’un point à l’autre.
Une bouillabaisse pour le dîner, la vraie
Pour le dîner, c’est le moment de s’attabler autour de l’une des grandes spécialités marseillaises : la bouillabaisse. Quand elle est bien faite, elle est généreuse, profondément liée à l’histoire de la pêche de la ville et sé déguste lentement.
Pour une version traditionnelle, Chez Michel reste l’une des adresses classiques. La maison se présente comme spécialiste de la bouillabaisse depuis 1946, portée par la famille Visciano sur trois générations, avec la quatrième déjà en approche.
Jour 2 à Marseille : route côtière, villages et vins
Cette deuxième journée fonctionne aussi bien si vous êtes motorisé de votre côté que si vous nous rejoignez à bord d’un side-car pour une journée ou demi journée au départ de Marseille. L’idée est de prendre le temps d’observer le paysage se transformer peu à peu : la ville s’éloigne, la mer s’ouvre, puis les vignes prennent le relais.
Prendre la route côtière au sud de Marseille

Quittez Marseille dans la matinée et prenez la route vers l’est qui longe la mer. L’arrêt aux Goudes est un passage obligé. Cet ancien village de pêcheurs, posé à l’extrémité sud de Marseille, au bord des Calanques, garde quelque chose d’un peu à part. C’est un bon endroit pour faire une pause, regarder le petit port et sentir un visage plus brut du littoral marseillais.
Si vous y êtes à l’heure du déjeuner, Le Grand Bar des Goudes est une adresse solide au bord de l’eau. La maison revendique une histoire qui remonte à 1920, avec une cuisine tournée vers les produits de la mer et les arrivages frais du matin.
Flâner dans le village de Cassis

Ensuite, poursuivez jusqu’à Cassis. Le village n’a rien de secret, mais il mérite toujours sa place dans un itinéraire de trois jours à Marseille tant l’atmosphère change nettement à l’arrivée. Le port y est plus petit que celui de Marseille, avec ses cafés au bord de l’eau et ses façades pastel rassemblées autour du bassin.
Marchez le long du port, prenez quelques rues de côté, regardez les boutiques, laissez le village faire son effet. Cassis fonctionne bien quand on ne cherche pas à trop en faire. C’est un endroit pour passer un peu de temps à ne pas faire grand-chose si ce n’est se balader.
Prendre de la hauteur côté vignobles

Après la mer et la lumière du port, le décor change à nouveau. On quitte le bord de l’eau pour entrer dans un paysage plus sec, avec des routes plus ouvertes, des reliefs plus doux, et un rythme plus calme.
À La Belle Échappée, l’un de nos arrêts favoris pendant notre tour en side-car est le Domaine de La Bégude. Le domaine se trouve au point culminant de l’appellation Bandol, à 427 mètres d’altitude, entouré de 517 hectares de nature préservée. Les visites se font sur rendez-vous, et le lieu apporte presque autant au moment de dégustation que les vins eux-mêmes. C’est aussi une belle manière de rappeler la richesse, la diversité et la profondeur des vins de Provence.
Retour à Marseille pour l’apéro
En fin de journée, reprenez la route vers Marseille mais restez encore un peu dans le thème de la boisson. Maison Yellow, aux Docks, est une bonne adresse pour terminer la journée. Le lieu est construit autour de l’une des saveurs les plus emblématiques de l’apéro marseillais, l’anis, et mêle bar, restaurant et espace culturel dans une seule adresse.
La carte penche du côté des cocktails, des tapas et des verres de fin de journée, ce qui en fait un très bon point de chute après plusieurs heures sur la route.

Jour 3 : Marseille et les Calanques vues depuis la mer
Pour ce troisième jour à Marseille, troquez le béton pour l’eau salée. C’est la meilleure façon de voir la côte autrement : les falaises calcaires, les criques, les îles, les forts, et la ville qui se redessine au loin depuis la mer. Selon votre rythme et votre budget, plusieurs options sont possibles.
Option 1 : une sortie en bateau privatisée
Si vous voyagez en groupe et que vous voulez que cette dernière journée ait quelque chose de plus ample et plus tranquille, la sortie en bateau privatisée est l’option la plus élégante. Le littoral se découvre autrement ainsi : plus calme, plus souple, plus personnel. On peut s’attarder un peu, se baigner quand les conditions le permettent, et laisser la journée se dérouler sans regarder l’heure en permanence.

Noctilio propose des croisières privées au départ de Marseille à bord d’un très beau voilier. Vous pouvez choisir entre une journée complète et une sortie au coucher du soleil avec option dîner. Des formats plus longs existent aussi, sur un week-end ou même une semaine entière, pour une prochaine échappée dans la région.
Option 2 : une sortie en bateau en petit groupe
Si vous voulez passer la journée sur l’eau avec un budget plus doux, la sortie en petit groupe est un très bon entre-deux. On retrouve ce changement de perspective qui rend Marseille si forte vue depuis la mer : la ville qui s’éloigne derrière soi, les falaises calcaires devant, les îles et les forts qui apparaissent au fil de la côte.
C’est une manière douce de découvrir les Calanques et la baie de Marseille, avec le temps d’apprécier les vues, la lumière sur la roche, et souvent une pause baignade en chemin. Bleu Évasion fait partie des acteurs locaux à regarder pour ce type de sortie, avec des excursions en petit groupe autour des Calanques, du Frioul et du château d’If.

Option 3 : Les Calanques en kayak depuis Marseille
Pour une version plus physique et plus immersive du littoral, vous pouvez opter pour le kayak. C’est l’option à choisir si vous voulez être plus près de la roche, de l’eau, et des zones plus silencieuses des Calanques. La sensation n’a évidemment rien à voir avec celle d’un bateau. On avance plus lentement, on entend davantage, on remarque des détails qui échappent depuis une embarcation motorisée.
Vous pouvez louer un kayak de votre côté, ou choisir une sortie guidée d’une demi-journée dans les Calanques de Cassis.
Marseille ne se livre pas tout d’un coup, et c’est aussi ce qui fait son charme. En trois jours, on en attrape déjà quelque chose de très concret : son énergie, ses respirations, ses échappées vers la mer. Et bien souvent, l’envie de revenir suit assez naturellement.
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